Prologue

Prologue

Retrouvez-moi sur Splendid-P.

Mon ordinateur est en réparation.
J'espère le récupérer bientôt afin de pouvoir lire vos suites, répondre à vos commentaires et publier un nouveau chapitre.
Continuez de me prévenir :)
Bisous & merci de votre compréhension.


Il est 15h. Je marche seule dans la rue, le vent dans les cheveux. Je souris. J'adore cette sensation, j'ai l'impression d'être libre. Devant moi, il y a un groupe de garçons. Tous me regardent. Mon sourire s'élargie : j'adore être au centre de tout, que ce soit des discussions, ou au centre des regards. Je dépasse la bande et accélère le pas. Je n'ai qu'une envie : arriver chez moi. J'entame la descente qui mène jusqu'à l'endroit où je vis. Le vent souffle de plus en plus, et les voitures passent près de moi, à toute vitesse. Je ferme les yeux et inspire une grande bouffée d'air. J'aperçois alors, en face de moi, deux jeunes hommes, l'un avec un grand sourire aux lèvres et des yeux magnifiques. Celui-ci se met en travers de mon chemin et m'empêche de continuer à marcher. Je le regarde, l'interrogeant du regard.

- Passe moi ton numéro, dis le jeune homme.

Je ricane. C'est toujours la même question, et d'ailleurs, toujours la même réponse. Si je leur disais « oui » à chaque fois, des millions de garçons auraient mon numéro !

- Non, dis-je.
- Allez, soit sympa. Dis moi au moins ton nom.
- Tu rêves là !

Je ne le laisse pas répliquer, le détourne et reprends mon chemin.

- Tu vas le regretter ! cria t-il.



# Online seit Donnerstag, 22. Januar, 2009 um 15:38

Geändert am Freitag, 22. Mai, 2009 um 08:36

Chapitre 1

Chapitre 1


- Debout Vanessa !
- Mmh...
- Je dois aller travailler. A ce soir ma puce.
- Tata ?
- Oui ?
- Bonne journée !
- Toi aussi. Et ne te rendors pas !

Dix minutes passent et je me lève. Je descend dans la cuisine et sourit en apercevant mon petit-déjeuner déjà prêt. Sur la table à manger, se trouvent des tranches de brioches, un pot de nutella, une cuillère et un verre de jus d'orange. Je m'installe et dévore mon petit-déj'. Je range et remonte. J'entre dans la douche et laisse couler l'eau bouillante durant quelques minutes. Je sors enfin, me sèche et part m'habiller dans ma chambre. Un coup de peigne et une fine couche de maquillage plus tard, je suis prête. J'attrape mon sac, y glisse quelques feuilles et un stylo, me dirige vers la porte d'entrée où une post-it est collé : « N'oublie pas d'appeler ton père ». Mon sourire s'élargie : elle pense toujours à tout.
Je sors, claque la porte, la ferme à clé, puis me dirige vers le grillage. Une fois complètement sortie, je me faufile dans le minuscule sentier que je dois prendre tous les matins pour me rendre au lycée. Je sens une présence derrière moi et me retourne, pensant que c'est ma voisine. J'aperçois seulement de magnifiques yeux, puis plus rien.

Je me réveille en sursaut. Est-ce que j'ai rêvé ? Je regarde autour de moi, et ne reconnaît rien. La pièce est assez sombre, une seule fenêtre est présente, et elle est minuscule. Je me lève trop rapidement et m'accroche au mur pour ne pas tomber. Je suis morte de faim. Je vois la porte à quelques mètres de moi, et suis prise de terreur. Je repense aux nombreux films que j'ai regardés, le mercredi soir, avec mon oncle. En général, le personnage se trouvant dans une pièce étroite et sombre s'approche de la porte et se rend compte qu'elle est fermée à clé... Je prends mon courage à deux mains, m'approche de la porte, pose ma main sur la poignée, appuis et pousse... Ouf ! C'est à mon plus grand soulagement que la porte s'ouvre, en grinçant... La seconde pièce n'est pas plus éclairée mais j'arrive tout de même à me diriger. Dans la pièce, se trouve un canapé, un écran plat, et le sol est jonché de bouteilles. Je tente de trouver une autre porte lorsque j'entends des pas. Quelques secondes plus tard, une silhouette débarque dans la pièce.

- J'ai cru que tu n'allais jamais te réveiller !

Je tressaillis lorsque la voix du jeune homme résonne dans la pièce. Oui, je connais cette voix... Je ne l'ai entendue pas plus tard qu'hier. Le jeune homme se rapproche de moi, tandis que, de mon côté, je recule. Il ne me laisse pas faire et attrape brutalement mon bras.

- Je t'ai dit que tu le regretterais ! dit le jeune homme.
- Vous me faîtes mal ! criais-je.
- Dis moi ton nom.
- J'en ai pas.
- Dis le moi ! s'énerva t-il.
- Pas question !

Pour toute réplique, il me plaque violement contre le mur, attrape mon cou de sa main et essaye de m'étrangler. J'ai l'impression de ne plus pouvoir respirer. Je sens le sang monter à ma tête qui devient bouillante.

- Ton nom ! Tout de suite ! repris t-il.
- Va...Vanessa.

Il me relâche et je glisse le long du mur, jusqu'à atterrir sur le sol gelé. Je suffoque. La personne ne me laisse pas le temps de reprendre mes esprits. Il m'attrape de ses grandes mains par les bras et me remet debout. Il serre mon bras droit de plus en plus fort.

- Quel âge ?
- ...
- Ton âge, vite !
- Qu'est-ce que ça peut vous faire ?

De son autre main, celle qui ne tient pas mon bras, il me met une violente gifle. Ma tête tourne de plus en plus. Du sang coule de mon nez. A ce moment là, je n'ai plus qu'une envie : mourir. C'est la seule chose qui pourrait m'éloigner d'ici, de cet enfer.

- 17 ans.

Une autre silhouette apparaît dans la pièce. Elle est moins imposante que mon harceleur. La silhouette s'approche lentement de l'homme qui me retient prisonnière puis dépose sa main sur l'épaule de l'homme. Il tressaillit.

- Tu devrais la lacher,dis la nouvelle silhouette.

La seconde silhouette à l'air d'être un homme. Il à une voix très douce, plus douce que l'autre. Le premier homme le repousse.

- Dégage !

Il finit tout de même par me lâcher, et je me laisse tomber au sol, pour la deuxième fois. Le premier homme sort de la pièce tandis que le second s'approche de moi.

- Est-ce que ça va ?

Je me réveille une seconde fois, dans cet endroit. Seulement là, je ne suis pas sur le sol froid mais allongé sur quelque chose de mou qui ressemble à un canapé. Je tourne la tête vers la droite et aperçoit le visage souriant du jeune homme qui m'a, en quelque sorte sauvée de mon agresseur. J'essaye, en vain, de lui rendre son sourire. Moi qui suit souriante d'habitude, je me sens extrêmement malheureuse.

- Il est partit ?
- Tu sais, il ne faut pas lui en vouloir. Ce n'est pas vraiment de sa faute.
- Pas de sa faute ?!

Il ne répond pas à ma question. Comme s'il voulait l'éviter, il se lève et sort de la pièce. Je soupire et referme les yeux. Je me sens mal et fatigué. J'entends à nouveau des pas dans la pièce. Mon coeur bat à 100 à l'heure. Et si c'était l'autre homme ? Je discerne le plus gentil avec soulagement. Celui-ci me tend un verre. Je bois une petite gorgée et m'étouffe.

- Je m'appelle Sean.- Et moi, c'est...
- Vanessa, m'interrompais t-il.
- Comment tu le sais ?- Il me l'a dit.
- C'était toi qui était dans la rue avec lui ?
- Oui... Je suis désolée de ce qu'il t'arrive.
- Où est-ce qu'on est ?
- Au milieu de nulle part.

Il me fait un clin d'oeil et sourit. Je ne pense qu'à une chose alors : me rendormir. Le jeune homme doit s'en rendre compte car il se redresse, après avoir doucement caressé ma joue. Enfin, il se dirige vers la porte.

- Euh...Sean ?
- Oui ?
- Tu vas me sortir de là, hein ?
- Je ne peux pas.

Avant que je lui demande pourquoi, il s'enfuit de la pièce, presque en courrant. Alors que j'étais allongé, je me redresse et m'assoit sur le canapé. Je maudis le jeune homme. Il se prend pour mon sauveur en obligeant l'autre à arrêter de me frapper et il m'annonce après qu'il ne peut rien pour moi.
Je me demande comment je vais sortir de là. Je ne connais que deux pièces de la maison et je ne sais même pas où elle est placée. Instinctivement, je cherche mon sac à mes pieds. Il est là ! Je le vide violement sur le sofa pour enfin trouver ce que je cherche : mon téléphone portable. J'essaye alors d'appeler, mais l'objet refuse. J'enlève la batterie, avec l'envie de la jeter contre le mur lorsque j'aperçois que la puce a disparu. Enormément déçue, j'envoi valsé le téléphone dans le mur d'en face. Les larmes que j'avais tenté de retenir coulent. Je me demande qu'est-ce que je vais devenir dans ce trou. Et qu'est-ce que je vais faire de mes journées. Les passés à essayer de mettre en place un plan d'évasion ? Puis le mettre à exécution ? Je soupire longuement. J'avoue n'avoir jamais pensé qu'il pouvait m'arriver quelque chose comme ça un jour. Moi qui disais « ça n'arrive qu'aux autres ».
Je décide de me ressaisir : je ne vais pas rester dans ce trou très longtemps, je ne peux pas. J'ai une famille et des amis qui m'attendent à l'extérieur.
Comme des heures auparavant, peut-être même plus, je franchis la porte qui mène au « salon ». Et comme la dernière fois, la pièce est vide. Cette pièce n'ayant aucun intérêt pour moi, je cherche la porte par laquelle est rentré Sean auparavant. Je la trouve et avance dans un long couloir sombre. A chaque porte que je croise, je l'ouvre et l'inspecte, cherchant une sortie vers l'extérieur, mais rien. Certaines pièces sont vides, d'autres ont le sol jonché d'ordures et de bouteilles, deux possèdent un lit. J'arrive enfin au bout du corridor, où j'aperçoit une porte entrouverte. Je regarde un l'intérieur de la minuscule pièce et remarque un sac de couchage ouvert. Intriguée, je décide de rentrer dans la salle, m'approchant du sac. A côté se trouve un plateau, avec un verre vide et une assiette remplie de nourriture. Je ne suis pas étonnée de voir des rats se précipités sur l'assiette pleine. Je tente de les chasser mais les gros rongeurs n'ont pas l'air effrayés.
Finalement, le ventre tellement vide, je les assène de coups de pieds, pour attraper l'assiette et commencer à la dévorer.
Je suis interrompue par une personne qui vient d'entrer dans la pièce et qui s'approche lentement de moi. Sa voix retentie entre les murs.

- C'est toi Sean ?



# Online seit Mittwoch, 11. Februar, 2009 um 11:31

Geändert am Sonntag, 29. März, 2009 um 10:42

Chapitre 2

Chapitre 2


La silhouette continue d'avancer très lentement vers moi. Quelques secondes plus tard, elle n'est qu'à quelques centimètres de mon visage. Elle lève le bras, et pose sa main sur mon épaule.

- Euh... Non, finis-je par répondre.
- Ha, je vois... Encore une nouvelle, je suppose, repris la personne.
- Comment ça « une nouvelle » ?
- Rien. Laisse tomber.

La personne s'éloigne de moi et se pose sur le duvet que j'avais aperçut précédemment. Soudain, je me rends compte que j'ai son assiette dans les mains, et que j'ai dévoré la moitié de son contenu. Je m'approche de la silhouette, m'accroupis en face d'elle et lui tend son assiette d'un air désolé.

- Excuse moi... J'ai mangé ta nourriture.
- C'est rien. Ne t'inquiète pas.
- J'étais tellement affamé...
- Tu sais qu'il y a une cuisine ici ? Avec un frigo plein.
- Ah bon ? Je ne l'ai pas vu.
- C'est grand ici, c'est normal que tu n'aies pas trouvé. J'ai mis beaucoup de temps à connaître cette maison entièrement.
- Tu es ici depuis combien de temps ?

- Un bon bout de temps...

La voix féminine n'émet plus aucun son. La jeune femme reste silencieuse et je perçois des larmes sur ses joues creuses. Elle se rend compte que j'ai les yeux rivés sur elle.

- Tu as encore faim ?
- Euh... Oui, un peu.
- Suit moi. On va te faire quelque chose à manger.

Sans me laisser le temps de répondre, la jeune femme sort de la pièce. Je me dépêche de la suivre afin de ne pas la perdre en chemin. Elle traverse le couloir pour revenir au salon dans lequel l'homme m'a frappé. Elle ouvre une porte, juste à coté de la pièce où je me suis réveillé et emprunte un autre corridor. Enfin, elle ouvre la troisième porte à droite et entre.
J'entre à mon tour et suis éblouie par la lumière éclairant la grande pièce.

- C'est la seule pièce qui aie une grande fenêtre.
- Je m'en souviendrai.

Elle se dirige vers un énorme frigo, l'ouvre et en inspecte l'intérieur. Puis elle se retourne et me dit :

- Sinon, moi c'est Ashley.
- Vanessa.

Ashley me fait signe d'approcher. Je suis étonnée de la quantité de nourriture qui s'y trouve.

- Qui est-ce qui le remplit ?
- Sean. Il fait tout ici : lavage, ménage, et même le repas quelques fois. Je me demande comment serait la maison sans lui.

Je souris en repensant au jeune homme, malgré moi. Même si celui-ci à refuser de me sortir d'ici, il à l'air de quelqu'un d'exceptionnel, généreux et attentif.

- Une omelette, ça te dit ?
- Ouais, pourquoi pas.

Pendant qu'elle casse les oeufs, les fait cuire dans une poêle et y rajoute toute sorte d'ingrédients, j'ouvre tous les placards dans le but de trouver assiettes et couverts. Quand j'ai enfin déniché ce que je cherchais, je dresse la table et m'installe en attendant Ashley. Elle arrête le gaz, et partage l'omelette en deux pour m'en donner une partie et verser l'autre moitié dans son assiette. Enfin, elle vient s'asseoir en face de moi.

- Dis moi, Vanessa, qu'est-ce que tu as fait pour qu'il t'emmène ici ?
- Et bien, je ne sais plus trop... Je crois que je les ais croisés et que j'ai refusé de donner mon numéro au type. Le lendemain, je suis sortie de chez moi, je me rappelle avoir pris un sentier, et ça s'arrête là.
- C'est tout à fait son mode opératoire...

Alors qu'elle n'avait encore rien mangé, la jeune femme attrape ses couverts et entame son assiette. Je fais de même, et finis bien avant elle. Je pose mes couverts dans mon assiette et avant de me lever, je lui demande :

- Et toi ? Pourquoi tu es ici ?
- Tu sais, ça fait tellement de temps que je suis ici, que parfois je l'oublie.
- C'est pour la même raison que moi ?
- Non...
- Si tu ne veux pas me raconter, je peux comprendre.
- Je l'ai raconté à beaucoup de filles comme toi. A présent, je ne ressens plus rien quand je dis mon histoire.

Elle arrête de me fixer, et baisse son visage pour se concentrer sur son assiette. C'est comme si elle cherchait les moindres détails des éléments présents sur la table.

- J'ai du mal à compter les jours ici. Mais je suppose que ça fait plusieurs mois... J'ai rencontré Zac à une soirée. J'avais beaucoup bu, je me déhanchais sur la piste de danse comme jamais. Enfin, tu imagines. J'étais vraiment différente. Je suppose que c'était dans ses habitudes de venir dans cette boite, car quand il est arrivé, seul, tout le monde la salué. D'ailleurs il avait l'air d'accrocher les regards de toutes les filles qui étaient là. Puis, il s'est installé au bar, à commander à boire et je n'ai plus fait attention à lui. Plus tard dans la soirée, j'ai senti un corps se coller à moi. J'ai légèrement tourné la tête et j'ai croisé son regard. Et là, je me suis encore plus laissé aller. J'étais bien, j'étais heureuse, vivante, épanouie. Je ne saurais te dire quand on a quitté les lieux. Je me rappelle juste d'une voiture de luxe sombre. Et quelques minutes après, peut-être plus, on est arrivé ici.
- Et ensuite, il t'a déposé dans une pièce sombre, comme moi...continuais-je.
- Pas tout à fait... me repris t-elle.

Encore une fois, elle interrompt son discours, pour cette fois, fixer le mur de droite.

- Il t'a fait subir des choses ? demandais-je subitement
- Comme tu l'imagines, s'est passé ce qui devait se passer. Mais à ce moment, j'étais consentante. C'était la première fois que j'avais une aventure d'un soir et je me sentais vraiment libre. Au levé du jour, je me suis réveillée et lui est arrivé avec un plateau rempli de mets. Quand j'eu finit, je m'habillais et lui disait qu'il était l'heure que je m'en aille. Car, ayant une situation particulière, j'avais beaucoup de choses à faire. Il m'a proposé de me ramener, et j'ai accepté. Il m'a emmené à l'adresse que je lui avais indiquée et est parti après avoir pris mon numéro.
- Je ne comprends pas. Tu es rentré chez toi, non ?
- Oui, mais pas pour longtemps. Deux jours plus tard, il m'a appelé, il voulait absolument me revoir. Je n'ai pas réfléchi et je lui ai donné rendez vous, le soir même, en centre ville. J'ai confié... euh...à mes parents et je me suis dirigé vers notre point de rendez-vous. Il était là, une rose blanche à la main, vêtu d'un costard. Il en faisait tomber plus d'une comme ça... Le rendez-vous s'est très bien passé, il m'a fait rire comme jamais.
- Tu tombais sous son charme...
- On s'est revu de cette façon, de nombreuses fois. Et ça se passait toujours mieux que la fois précédente. Je me sentais bien avec lui, et ça faisait tellement longtemps qu'un homme n'avait pas été comme ça avec moi... En général, ma situation... les empêchaient de s'intéresser à moi. Puis un jour, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, mais je me suis rendu compte de mon erreur. Passé tant de temps avec Zac, m'empêchait de passer du temps avec quelqu'un de beaucoup plus important. Je ne répondais plus à ses messages, ni à ses appels, mais lui, ne lâchait pas prise. Un jour, je l'appelais pour lui faire comprendre, une bonne fois pour toute, que c'était finit. A la fin de l'appel, j'étais plutôt contente, il n'avait pas l'air de l'avoir mal pris et me disais « je garderais un bon souvenir des moments que l'on a passé tous les deux ». Puis ma vie reprenait son chemin habituel, j'oubliais Zac, et je me consacrais à ... Enfin, peut-être deux semaines plus tard, il m'a appelé, complètement paniqué. On aurait dit qu'il pleurait. Il réclamait mon aide immédiate, et cela paraissait très grave. Je lui proposais de le rejoindre, mais je ne savais pas où il habitait car lorsqu'il m'avait emmené chez lui, puis ramener chez moi, je n'avais pas regardé la route. Il me disait alors qu'il se trouvait au bar où nous nous étions rencontré pour la première fois. Je raccrochais, attrapait mon sac et mes clés à la volée pour ensuite courir à ma voiture. Lorsque j'arrivais à la boite, je le trouvais, dehors, seul, adossé contre un mur, cigarette à la main. Je m'approchais de lui, soulevait son visage pour le regarder dans les yeux. A ce moment, profitant de mon trouble face à son regard il me disait qu'il ne voulait pas passer la nuit seul. Moi, sous l'impulsion du moment, je lui disais que je la passerais avec lui. Et pour la seconde fois, il m'emmena jusqu'à sa voiture. Cette fois, tout à fait consciente, j'identifiais une Audi noire. Il conduisit quelques minutes et s'arrêta. Je le regardai étonné, et lui me répondit qu'il ne pouvait plus supporter l'ambiance qui régnait chez lui. On entra dans une chambre que Zac ouvrit à l'aide d'une carte magnétique. Il se passa la même chose que durant notre première nuit, sauf que cette fois-ci je n'étais pas entièrement d'accord. J'acceptais, malgré tout, ne pouvant rien lui refuser.

Elle s'arrêta de nouveau et je compris alors la fin de l'histoire.

- Et le lendemain, tu t'es réveillé dans une pièce inconnue. Quand tu es allé voir le reste de la maison, tu t'es rendu compte que toutes les salles étaient sombres. Enfin, tu les as rencontrés, complétais-je.

Elle ne répondit pas, elle acquiesça discrètement pour me faire comprendre que oui, j'avais bien deviné la suite. Puis, elle se leva brusquement, débarrassa la table pour tout mettre dans un évier qui me semblait déjà rempli d'assiettes sales.

- Ashley... J'aimerai te poser une question.
- Je t'écoute.
- Tu as dit que tu avais raconté ton histoire à des dizaines de filles.
- Oui.
- Qui sont-elles ?






# Online seit Donnerstag, 05. März, 2009 um 10:42

Geändert am Sonntag, 29. März, 2009 um 10:55

Chapitre 3

Chapitre 3


- Des filles comme toi, et comme moi, répondit Ashley.
- Je ne comprend pas...
- Vanessa, ne penses pas que tu es la seule à être passé par là.
- Tu veux dire que nous ne sommes pas les seules à avoir atterri ici ?
- Loin de là. Il y en a eu plein avant toi.
- Où sont elles ?
- Je ne sais pas... Tout ce que je peux te dire, c'est qu'on est les seules filles vivantes dans cet endroit.
- Tu commences à me faire peur... Il les a tués, c'est ça ? disais-je en frissonant.
- Je n'en sais rien...

Elle se dirige vers la porte et, remarquant que je ne la suis pas, attrape mon bras et le tire. Je la questionne du regard. Je ne veux pas sortir de cette pièce. Seul endroit où il reste un minimum de lumière, un minimum de vie.

- Tu ne voudrais pas le re-croiser aujourd'hui, non ?
- Il... Il va venir ici ?
- Ouais, et ça ne saurait tarder.

e ne me pose plus aucunes questions et la suit. Elle nous ramène à la minuscule et sombre pièce dans laquelle elle semble dormir. Elle s'affale sur le sac de couchage et ferme les yeux. Je lis la tristesse et la souffrance sur son visage. Vivre dans le noir plusieurs mois me fait peur. Je ne veux pas vivre ce qu'elle a vécu et vit en ce moment.

- Tu veux que je reste un peu avec toi ?
- Peu importe. La solitude est mon amie ici.

Comprenant qu'elle n'a pour seule envie, que de rester seule avec elle-même, je m'apprête à sortir de la pièce. Mais que vais-je faire pendant des heures ? Manger ? Je n'ai plus faim. Dormir ? Je ne suis pas fatigué. Découvrir le reste de la demeure ? J'ai trop peur de le rencontrer à nouveau. La jeune femme arrête vite mes questions.

- Cependant, un peu de compagnie me ferait du bien.

Je me retourne, lui sourie et m'assoie à ses côtés.

- Tu souffres, lui disais-je dans un souffle.
- Tu ne peux imaginer à quel point... Mais je pardonne.
- Comment ?
- En pensant à tout ce qu'il à vécu. Chose bien plus dur que ce que moi j'endure.
- Vous avez tous l'air de le vénérer ici.
- C'est quelqu'un de bien.
- Quelqu'un de bien ?! Est-ce qu'on parle de la même personne là ?
- Je ne suis pas folle.
- Peut-être. Mais vous êtes tous aveugles ! Ce mec kidnappe des filles innocentes et les enferme à vie dans ce trou à rat. Il est complètement malade !
- Il a une excuse, tu sais.
- Je ne vois pas ce qui peut être pire que ce que tu vis.
- Une période difficile...
- Et il pense qu'il est le seul à avoir vécu difficilement ?! m'exclamais-je.
- Tu ne sais rien de sa vie, Vanessa. Rien du tout.
- Est-ce qu'elle peut être plus dure que la mienne ?

Un blanc s'installe dans la pièce. Ashley et tout ce qu'elle ressent pour Zac m'ont énervé. Toutes les personnes présentes dans ce lieu n'ont qu'un nom à la bouche « Zac ». Quel genre de vie a-t-il ? Est-elle plus dure que la mienne ? Plus dure que mon enfance ? J'en doute.
Je jette un dernier regard haineux à Ashley et sort de la pièce. J'entends la jeune femme se lever et me suivre dans le long couloir. Perdue dans mes pensées, je ne regarde pas où mes pas me mènent. J'ouvre une première porte au hasard, puis une seconde et je retombe sur un autre corridor. Cette maison est un vrai labyrinthe ! Je continue mon chemin, Ashley me suivant toujours à la trace. Alors que j'arrive bientôt au bout du couloir, la jeune femme me dépasse, se place devant moi comme pour m'empêcher de passer.

- Qu'est-ce que tu fais Ashley ?
- Il n'y a plus rien à voir dans ce couloir. Viens, je vais te faire visiter le reste.
- Il reste encore une porte.

Je la pousse, avec force car celle-ci refuse encore de me laisser passer. J'aperçoit alors de plus près la dernière porte qu'il me reste à voir. Elle m'intrigue : elle est minuscule, basse, gondolée comme si on avait essayé de la fracassée, et la poignée est cassée.
Je m'approche, prête à entrer dans la pièce lorsque Ashley me saisit de nouveau, accompagné d'une autre personne plus forte qu'elle. Je me retourne et voit, avec elle, un Sean inquiet.

- Lâchez-moi !
- Tu ne peux pas et tu ne dois pas entrer dans cette pièce Vanessa !

Ils me ramènent de force je ne sais où. Je ferme les yeux et soupire : j'avais enfin trouvé quelque chose à faire dans ce trou noir. Cependant, certaines choses m'intriguent. La porte tellement différente des autres ainsi que mes deux nouveaux compagnons qui ont tout fait pour que je n'entre pas dans cette salle singulière. Me rendant compte que Sean me tire encore, je me débats, en vain.

- Reste tranquille Vanessa.
- Où est ce que vous m'emmener ?
- Dans « ta chambre » Tu as besoin de te reposer.
- Mais non, c'est faux ! Je suis en pleine forme ! Lâchez moi !
- Tu devrais faire moins de bruit. Tu risques d'avoir des ennuis avec Zac.

Pour la seconde fois, je soupire, forcée d'être d'accord avec le doux jeune homme. En effet, il est loin d'avoir tord. La dernière chose que j'aimerai en ce moment, c'est tombée nez à nez avec l'homme agressif. Mes multiples questions qui s'étaient alors effacés me reviennent à l'esprit. Lorsque Sean me dépose sur le sol, je ne peux m'empêcher de lui dire méchamment :

- Je veux savoir ce qu'il y a dans cette pièce.

Le jeune homme fuit mon regard et s'apprête à décamper lorsque je lui attrape la main doucement pour lui montrer que j'ai besoin de lui.

- Dis moi la vérité. S'il te plait.

Il ne répond toujours pas mais cette fois m'adresse un sourire très réconfortant et protecteur. Soudain, Ashley intervient :

- Je vais te la dire, la vérité.
- Je t'écoute.
- Cette pièce est très dangereuse. Elle est sur le point de s'écrouler. C'est pour ça qu'on ne laisse personne y entrer.

Je me retourne vers Sean. Celui-ci est toujours muet. A-t-il perdu sa langue ? Je finis par être un peu convaincue de la réponse probable de Ashley.

- Tu pensais que c'était quoi ?
- Une sortie.
- J'y avais pas pensé, dit-elle en rigolant.
- Arrête ! Je commençais à reprendre espoir.
- Crois moi, j'aimerai aussi que ça en soit une, reprit-elle, tout en essayant de se calmer.

Je regarde Ashley, étonnée de la voir rire dans la situation où elle se trouve. Cela fait peu de temps que je suis là, il me semble, mais j'ai déjà perdu la joie et l'envie de rire. Contrairement à elle, on dirait. La jeune femme a tellement ri, qu'elle a les larmes aux yeux. Je laisse échapper un sourire et cherche Sean. Le jeune homme a disparut.

- Où est Sean ?
- Il vient de partir !

Je me précipite hors de la pièce à la recherche de la personne que j'apprécie le plus ici. Je le retrouve dans le salon, accroupi contre le mur. Je m'abaisse à sa hauteur et prend sa main glacée dans les miennes.

- Ça va ?
- Tu devrais plutôt t'inquiéter pour toi, Vanessa.
- V'.
- Quoi « V' » ?
- Je préfère que tu m'appelles V'.
- Entendu.
- Je te dois une fière chandelle pour l'autre jour. Tu m'as sauvé. Quand c'est à ton tour d'aller mal, je suis là. Tu peux tout me dire. D'accord ?
- Merci, pause. Il faut que tu voies quelque chose.

Il se lève et s'empare d'une télécommande placée sur une table basse. Il allume la télé, et apparaît sur l'écran plat le journal télévisé. Nous regardons plusieurs reportages sur les évènements et catastrophes se déroulant dans le monde lorsque Sean me demande toute mon attention.

- Regarde.

Je reste bouche bée lorsque je comprends pourquoi il voulait tant me montrer ceci.

# Online seit Mittwoch, 11. März, 2009 um 14:50

Geändert am Sonntag, 29. März, 2009 um 11:20

Chapitre 4

Chapitre 4


Comme si ma tête avait enregistré le reportage du journal télévisé, je l'entends en boucle. Je ne sais depuis combien de temps je suis assise sur ce canapé inconfortable sans émettre aucun son. Je n'arrive pas à croire ce que je viens d'entendre et la grimace de Sean n'arrange rien à la situation. Celui-ci commence à s'agiter et veut prendre la parole mais je l'en empêche en le faisant taire du regard. Je me lève et sors de la pièce : peu importe où je vais, j'ai besoin de solitude. La voix du journaliste retentit dans ma tête, faisant monter les larmes par la même occasion.

« Nous sommes toujours sans nouvelle de Vanessa Anne Hudgens, adolescente âgée de 17 ans. La jeune fille a disparut il y a 5 jours sur le chemin qui sépare son lycée de son domicile. Les enquêteurs ont commencés par pensés à une fugue mais la famille de l'adolescente à tout de suite réfuté cette possibilité. La deuxième éventualité est donc l'enlèvement. Cependant, aucune demande de rançon n'a été faite. [...] Nous vous demandons donc de contacter la chaîne si vous pensez avoir identifié la jeune fille».

Je ne m'étais pas rendu compte qu'autant de temps s'était déroulé et j'avais l'esprit bien trop occupé pour penser au peu de famille qu'il me reste et qui doit sûrement s'inquiéter pour moi. Me reviens alors l'image du post-it (« N'oublie pas d'appeler ton père »). Cette pensée me déchire le coeur : je n'ai contacté mon père que depuis quelques semaines et j'en suis déjà séparé. Et il y a aussi ma tante et mon oncle, ceux qui ont pris la place de mes parents. Je pense à leurs réactions. Ma tante doit sûrement être effondré. Quant à mon oncle, lui, il doit avoir pris sa voiture et avoir traversé toute la région pour me retrouve. Je sourie faiblement. Oui, mon oncle traverserait le monde pour me retrouver. Je ne dois pas non plus oublier mes amis. Là bas, il y a Taylor, la plus importante de toutes mes connaissances. Et le lycée. Même si j'ai toujours détester les cours, j'ai mal quand je pense que tout continue, qu'ils ne m'attendent pas. Parce que c'est exactement ça : le monde ne m'a pas attendu. Le monde continue de tourner que je sois heureuse ou malheureuse. Que je sois vivante ou morte.

- Tu n'es pas morte.
- Tu lis dans les pensées Ashley ?
- Non, mais je sais lire sur les visages. Et je lis que tu es affligée.
- Je n'ai pas vu le temps passé, ici.
- Tu le verras passé plus tard. Quand tu te rendras vraiment compte que tu es seule.
- Tu m'excuses pour tout à l'heure ?
- Bien sûr. Je comprends que tu sois sur les nerfs à ce point.

La jeune femme s'approche de moi et me prends dans ses bras. J'aime ce contact, j'ai l'impression d'être dans les bras d'une de mes amies, de Taylor. En repensant à elle, je me remémore tout ce qu'on a vécu. J'ai tout fait avec elle, vraiment tout. Je ne peux pas me permettre de penser que peut-être je ne la reverrai pas. Je ne peux pas avoir cette pensée pour ma famille, mes amis, mon lycée, mon environnement. Je me redresse soudainement. Ashley me regarde, très étonnée. J'esquisse un sourire et tente de lui expliquer ma réaction.

- Je ne peux pas abandonner ! On n'a pas le droit d'abandonner Ashley ! On doit se battre.
- Cela fait longtemps que j'ai abandonné, tu sais.
- Alors relève toi ! Redresse toi ! Pense à l'extérieur. A ce que tu rates. On peut y arriver ! Il nous suffit de garder espoir.
- C'est impossible. On ne sortira jamais d'ici. Pas vivante, en tout cas.
- Arrête Ashley, s'il te plait. Ne redis plus jamais ça. Je sais qu'on s'en sortira.

Son visage est à présent rouge et inondées de larme. Je sais que l'espoir a disparut pour elle. Ses yeux sont ternes. Il n'y a pas cette lumière, cette petite lueur brillante. Ce signe de vie. Je ne sais comment réagir à cette situation. Je ne connais rien d'elle. Je ne sais comment l'aider. Comment l'aider à remonter la pente. Une pente si raide pour l'instant. Je lui fais un sourire encourageant, qu'elle me rend tant bien que mal. Elle souffre tellement. Je n'ai jamais vu autant de souffrance chez quelqu'un. C'est la première fois.

- Est-ce que je peux faire quelque chose ? lui demandais-je.
- Je ne pense pas.
- Je voudrais que tu saches que tu n'es pas seule ici. Tu es celle qui en souffre le plus. Mais moi aussi je suis là. Et je pense qu'on devrait se soutenir mutuellement. On avancera mieux réunie.
- L'union fait la force, dit-elle en souriant.
- Il n'y a pas plus vrai. répiquais-je.
- Il a quelque chose d'important que j'aimerai te raconter.
- Je t'écoute. Ça te liberera.
- Je ne t'ai pas tout raconté sur ma situation. Et maintenant que je te fais confiance...Mais avant, tu dois me promettre quelque chose.
- Quoi ?
- Promets moi que tu ne le diras à personne. Pas même à Sean.
- D'accord, prometais-je.
- J'ai...

Ashley reste silencieuse. Les mots ont dû mal à sortir de sa bouche. Soudain, ses lèvres bougent, mais je ne perçois aucun son. Je lui souris, comme pour l'encourager, je cherche dans ma tête les mots qui feraient qu'elle m'avoue tout. Mais rien ne vient. Mon esprit est complètement vide.

- Je suis maman, dit-elle enfin.

Je fût abasourdie par sa réponse. J'aurais pu croire, deviner des tas de choses, mais jamais je n'avais pensé à ça. Je ne sais comment elle pris mon silence. Son visage paraissait impassible mais ses yeux étaient étranges.

- C'est si incroyable que ça ?
- Je te crois. C'est juste que je me demande comment tu peux vivre sans ton enfant auprès de toi...

Je compris enfin sa souffrance. Oui, elle souffrait bien plus que moi, et depuis si longtemps. Un lien invisible relit une mère à son enfant. L'un ne peut vivre sans l'autre. Je savais que la jeune femme n'attendait qu'un signe de moi pour continuer sa révélation. Je me décidais enfin à lui sourire.

- C'est une petite fille. Je ne sais pas qu'elle âge elle a aujourd'hui. Quand je l'ai quitté, elle avait 11 mois, déclara t-elle.
- Et son père ? questionnais-je.
- C'est mon meilleur ami. Un soir à une fête, on avait trop bu. Je suis tombé enceinte. On a décidé de le garder. Même si on n'est pas ensemble, on est toujours resté grands amis.

Je suis rassurée. Ma première pensée a été que la petite fille grandissait seule, sans ses parents. Apprendre qu'elle a un père présent me rend le sourire. En pleine réflexion, je n'est pas remarqué les larmes qui coulent sur les joues d'Ashley. Je m'approche d'elle et attrape doucement sa main.

- C'est dur. C'est horriblement dur...

Je lui souris, l'encourageant le plus possible. Ashley avait gardé ce secret pour elle durant de temps. J'en avais mal pour elle.

- Si toi aussi tu caches quelque chose, c'est le moment de le dire, me dit-elle.
- Je n'ai pas de secret... Mais j'ai peut-être une idée pour te faire sortir d'ici.
- Je t'écoute.
- Et bien, tu connais Sean, sûrement plus que moi... m'interrompais-je.
- Et ?
- En lui disant, il aura peut-être envie de convaincre Zac de te laisser voir ta fille.
- Je ne veux le dire à personne, répliqua t-elle séchement.
- Mais pourquoi ?
- J'ai trop peur qu'il lui fasse du mal.

Je reste songeuse. C'est vrai que dire à Zac qu'Ashley a un enfant était dangereux. Mais Sean n'estt pas obligé de demander la permission de Zac pour faire sortir Ashley... En effet, il connaît mieux que quiconque la maison ainsi que ses sorties.... Une fois dehors, Ashley n'aurait qu'à mettre la police au courrant de tout.

- Et puis tu oublies que Sean ne cache rien à son frère.
- Son frère ?! Zac est son frère ?! m'etonais-je.
- Tu ne le savais pas ?
- Il ne m'en a pas dit un mot... soufflais-je.

J'aurais dû m'en rendre compte seule. Qu'est-ce que j'avais cru ? Qu'ils étaient simplement amis ?

- Il faut que je le vois ! m'écriais-je.
- Qui ?
- Tu sais où est Sean ? disais-je en l'ignorant.
- Sûrement dans sa chambre.
- Tu peux m'y emmener ?
- Suis moi, affirma t-elle.

Elle sortit de la pièce et je la suivis. Cette fois-ci, je ne regarde pas par où elle m'emmène. Car dans ma tête je réfléchis à ce que je pourrais faire pour le convaincre. Je sais que je peux le faire. Pour elle. Pour Ashley. Pour son enfant.
Lorsqu'on entra dans la pièce qui devait sûrement faire office de chambre pour Sean, on aperçut le jeune homme assis sur son lit, dos à nous et le regard dans le vide. Je fis signe à Ashley que je n'avais plus besoin d'elle et que désirais être seule avec lui. Lorsqu'elle fut sortie, je m'approche de Sean pour ensuite m'asseoir à ses côtés.

- J'aimerais lui parler, s'il te plait.
- Tu n'as plus peur de lui ? s'etonna t-il.
- Si, mais je vraiment besoin de le voir.
- Ok. Il est dans la pièce juste à côté, dit-il simplement.

Je me précipite hors de la pièce et rentre dans celle que Sean m'a indiqué. L'homme qui me fait si peur est allongé sur un lit, les mains sous la tête et les yeux clos. Je m'avance lentement vers lui...





# Online seit Sonntag, 22. März, 2009 um 12:22

Geändert am Montag, 30. März, 2009 um 13:50